Publié le 1er octobre 2026 31 min de lecture · l'essentiel en 2 min SIA 380/1 · EN ISO 10077-1 · EN ISO 14683 Uw · ψg · Position paroi · ITE Mis à jour le 2 octobre 2026

Remplacement de fenêtres : la position dans la paroi compte plus que le vitrage

Les fenêtres sont un chantier qu'on décide vite — parfois trop tôt. Un triple vitrage posé en tableau nu, sans stratégie de façade arrêtée, peut perdre à la pose une bonne part du gain payé sur le vitrage. Le tableau, ou embrasure, c'est le retour de paroi qui borde la baie. Ce dossier décrit les valeurs qui comptent — Uw, Ug, ψg —, pourquoi la position dans la paroi pèse autant que le vitrage, et dans quel ordre valider les décisions avant de commander.

La question à poser avant toute commande de fenêtres « Dans cinq à dix ans, allez-vous isoler la façade par l'extérieur ? » Si la réponse est « probablement oui » ou « on ne sait pas encore », posez la fenêtre en applique, avec un tableau préfiguré. Si la réponse est « non, définitivement » (patrimoine protégé, contrainte budgétaire documentée, isolation intérieure prévue), la position intérieure avec isolation de tableau maximale est la bonne. La seule mauvaise réponse est de ne pas poser la question.

Maître d'ouvrage, le temps vous manque ? Lisez le § 03, le § 06 et « À retenir ». Les règles et les subventions — Genève, Suisse romande, France voisine — ont leur propre dossier : Fenêtres : ce qu'exigent les textes.

Dans ce dossier

Ug, Uf, ψg — le trio qui forme le Uw

Un catalogue de fenêtres affiche un Uw — le coefficient global de la fenêtre entière, en W/(m²K). Ce chiffre est le résultat d'un calcul normalisé (EN ISO 10077-1:2017)EN ISO 10077-1:2017, « Performance thermique des fenêtres, portes et fermetures — Calcul du coefficient de transmission thermique — Partie 1 : Généralités ». Millésime 2017 confirmé.NBN / Buildwise — NBN EN ISO 10077-1 — Performance thermique des fenêtres, portes et fermetures — Calcul du coefficient de transmission thermique — Partie 1 : Généralités (ISO 10077-1:2017)2017 · consulté le 2026-09-02 qui combine trois composantes distinctes.

Uw = (Ug × Ag + Uf × Af + ψg × lg) / (Ag + Af)
Ug — coefficient thermique du vitrage seul [W/(m²K)] · triple vitrage à deux couches basse émissivité et gaz inerte : 0,5 à 0,8 selon PassipediaPassipedia, « Types of glazing and their specific values » : triple vitrage, une couche low-e par lame et gaz inerte (« usually Argon ») : « U-values between 0.5 and 0.8 W/(m²K) ».Passipedia (Passive House Institute) — Types of glazing and their specific valuesconsulté le 2026-10-01
Uf — coefficient du cadre / châssis [W/(m²K)] · exemple calculé : profil bois massif IV 78, 1,3 à 1,6 selon la densité du boisiBAT-Fachinformation du 22.06.2010 : calcul numérique (EN ISO 10077-2), profil bois IV 78 : Uf = 1,3 W/(m²K) à 500 kg/m³, 1,6 à 700 kg/m³ ; IV 68 : 1,4 et 1,8.iBAT, Instituts-Gesellschaft für Betriebs- und Arbeitstechnik des Tischlerhandwerks (Hanovre) — iBAT-Fachinformation 2010-06-22 — Ermittlung des Wärmedurchgangskoeffizienten für Holzfenster und Fenstertüren (Uw-Wert)2010-06-22 · consulté le 2026-10-01 ; la valeur du produit se lit sur sa fiche
ψg — coefficient linéique du bord de vitrage [W/(m·K)] · intercalaire aluminium (catégorie normative « aluminium et acier non inoxydable ») : 0,08 en valeur tabulée (cadre bois ou PVC, vitrage à couche)
ψg, suite — intercalaire à bord chaud, dit warm edge (Σ d·λ ≤ 0,007 W/K : inox mince ou matériaux de synthèseBF-Merkblatt 004/2008, indice 4 (03/2017) : bord chaud si Σ(d·λ) ≤ 0,007 W/K (EN ISO 10077-1, annexe E ; EN ISO 12631, annexe B). λ en W/(m·K) : aluminium 160, acier 50, inox 17, plastiques 0,17–0,4.Bundesverband Flachglas e.V. — BF-Merkblatt 004/2008, Änderungsindex 4 — Kompass « Warme Kante » für Fenster (copie hébergée par un revendeur)2017-03 · consulté le 2026-10-01) : 0,06 en valeur tabulée, ≈ 0,04–0,05 sur fiche produitFiche BF W39, Technoform SP18 (rév. 3, 06/2025), fabricant : ψ représentatifs 0,038 à 0,050 W/(m·K) selon le cadre (bois, PVC, bois-métal, métal), en double Ug 1,1 et en triple Ug 0,7.Bundesverband Flachglas e.V. / Technoform Glass Insulation — Data sheet Psi values for windows, n° W39 — Technoform Spacer SP18 (fiche fabricant)2025-06 · consulté le 2026-10-01
Ag, Af — surfaces vitrage et cadre [m²] · lg — longueur périmètre bord vitrage [m]

Le ψg est un poste discret des devis, et pourtant il compte. Sur une fenêtre de 1,2 × 1,4 m, le périmètre du bord de vitrage avoisine 4,6 m. Prenez un intercalaire aluminium : ψg = 0,08 W/(m·K), valeur tabulée de l'EN ISO 10077-1 pour un cadre bois ou PVC et un vitrage à couche. Il ajoute 0,37 W/K de déperdition — l'équivalent d'une dégradation de Uw d'environ +0,22 W/(m²K)EN ISO 10077-1, ψg par défaut (éd. 2006, tab. E.2 ; annexe G en 2017), cadre bois/PVC, vitrage à couche : 0,08 alu ou acier non inox, 0,06 bord chaud. 0,08 × 4,6 m (lg) / 1,68 m² = +0,22 W/(m²K).iBAT, Instituts-Gesellschaft für Betriebs- und Arbeitstechnik des Tischlerhandwerks (Hanovre) — iBAT-Fachinformation 2010-06-22 — Ermittlung des Wärmedurchgangskoeffizienten für Holzfenster und Fenstertüren (Uw-Wert), reproduit DIN EN ISO 10077-1:2006, tab. E.22010-06-22 · consulté le 2026-10-01 sur la fenêtre entière (1,68 m²). Un intercalaire à bord chaud dont la fiche de données donne ψg ≈ 0,04 ramène ce poste à 0,18 W/K. Le gain est d'environ 0,18 W/K, soit ≈ −0,11 W/(m²K) sur le Uw, sans toucher au vitrage ni au cadre. Avec les seules valeurs tabulées de la norme (0,08 contre 0,06), l'écart tombe à 0,09 W/K : c'est la valeur propre au produit qui fait le gain — à exiger sur le devis.

Ug − 1,6 g ≤ 0
le critère EnerPHit du vitrage n'est pas un seuil fixe de Ug : il couple la valeur U et le facteur solaire gCritères PHI v10c, tableau 2 (méthode EnerPHit par composants), zone tempérée fraîche : « Ug − g*1.6 ≤ 0 ». La note 5 le réserve aux bâtiments dont le besoin de chauffage dépasse 15 kWh/(m²a).Passive House Institute (miroir lisible : Passive House New Zealand) — Criteria for Buildings — Passive House, EnerPHit, PHI Low Energy Building, version 10c2023-01 · consulté le 2026-09-04. Un vitrage à Ug = 0,70 W/(m²K) doit atteindre g ≥ 0,44
≤ 0,85
W/(m²K) — Uw posé exigé du composant fenêtre certifié passif en zone climatique tempérée fraîcheComposants transparents PHI, v5.6 du 01.04.2025, tableau 1, zone 3 : U du composant 0,80 W/(m²K), U posé 0,85. Le tableau 2 des critères bâtiments v10c donne le même 0,85 posé comme cible EnerPHit.Passive House Institute — Information, Criteria and Algorithms for Certified Passive House Components: Transparent Building Components, version 5.62025-04-01 · consulté le 2026-09-04 ; ≤ 0,80 pour la fenêtre seule, hors pose
≤ 1,0
W/(m²K) — valeur limite U des fenêtres contre l'extérieur, SIA 380/1:2016 et MoPEC 2014SIA 380/1:2016 et MoPEC 2014, exigences par élément de construction : fenêtres et portes vitrées contre l'extérieur, 1,0 W/(m²K) en construction neuve comme en transformation. La page annonçait 1,3.Service de l'énergie et de l'environnement, canton de Neuchâtel — Aide à l'application EN-NE102 — Isolation thermique des bâtiments (SIA 380/1, édition 2016), tableaux 2, 3 et 5consulté le 2026-09-02 : la même en construction neuve et en rénovation. Le MoPEC est le modèle de prescriptions énergétiques des cantons, socle commun repris canton par canton — pas une loi fédérale
≤ 4,2 K
écart maximal admis par le PHI entre la température de surface intérieureCritères des composants transparents : « Minimum temperature of volume enclosing surfaces: |θsi – θop| ≤ 4.2 K », température opérative de référence 22 °C, soit une surface intérieure ≥ 17,8 °C.Passive House Institute — Information, Criteria and Algorithms for Certified Passive House Components: Transparent Building Components, version 5.62025-04-01 · consulté le 2026-09-02 du vitrage et la température opérative — soit environ 17,8 °C pour 22 °C opératifs

Le Uf du cadre : un levier sous-estimé

Le cadre pèse lourd dans la surface d'une fenêtre : 20 % environ sur la fenêtre de 1,2 × 1,4 m prise ici en exemple (cadre de 7 cm de vue). Sa part augmente sur les petites fenêtres et les cadres larges. Calcul d'exemple sur cette fenêtre, avec des Ug et Uf pris comme hypothèses et non comme valeurs de catalogue. Passer de Ug = 1,1 à 0,6 W/(m²K) sur le vitrage (1,34 m²) retire 0,67 W/K. Passer de Uf = 1,3 à 0,8 sur le cadre (0,34 m²) retire 0,17 W/K, soit 20 % du gain total. Ignorer le Uf dans la comparaison des offres revient à ne lire qu'une partie de la fiche technique.

Composante Hypothèse de départ Hypothèse améliorée Impact calculé sur Uw
Ug — vitrage 1,1 (double vitrage) 0,6 (triple vitrage) ≈ −0,40 W/(m²K) sur Uw
Uf — cadre 1,3 0,8 ≈ −0,10 W/(m²K) sur Uw
ψg — bord vitrage 0,08 (intercalaire aluminium, valeur tabulée) 0,04 (bord chaud, fiche produit) ≈ −0,11 W/(m²K) sur Uw
ψinstallation — tableau 0,15 (pose nue : valeur limite SIA 380/1 d'un appui de fenêtre en neuf) 0,03 (plan d'isolation : exemple de rénovation de Passipedia) ≈ −0,37 W/(m²K) sur Uw effectif

Le ψinstallation n'est pas calculé dans le Uw produit — il s'y ajoute après installation, et peut reprendre en chantier une bonne part des gains obtenus à la commande. Impacts calculés sur la fenêtre de 1,2 × 1,4 m de l'exemple (vitrage 1,34 m², cadre 0,34 m², lg 4,6 m, pourtour 5,2 m). Ug et Uf : hypothèses de calcul. ψg : valeur tabulée de l'EN ISO 10077-1 et fiche produit (§ 01). ψinstallation : valeurs sourcées au § 03, prises comme hypothèses sur tout le pourtour.

Facteur solaire g — l'oublié du Uw Le Ug mesure les pertes ; le facteur solaire g mesure les gains. Un vitrage à g = 0,50 laisse entrer 50 % de l'énergie solaire incidente, par transmission directe et par la chaleur que le vitrage réémet vers l'intérieur (EN 410) — des gains solaires passifs gratuits en hiver. Le critère EnerPHit ci-dessus couple les deux valeurs, sans seuil de g isolé : à Ug = 0,50, il demande g ≥ 0,31. Un triple vitrage très isolant peut afficher un g plus bas qu'un double : lisez-le sur la fiche du vitrage, et pesez le compromis orientation par orientation (§ 02).

Triple vitrage — quand ça vaut le coût, et quand ça ne vaut pas

Le triple vitrage a de bons arguments en rénovation performante. Mais la décision mérite d'être posée projet par projet, car il coûte plus cher qu'un double vitrage, est plus lourd (ferrures, châssis renforcés) et peut, selon son facteur g, réduire les apports solaires passifs. La bonne question n'est pas « triple ou double ? » mais « quel Uw total après installation, pour quel budget, dans quelle configuration de paroi ? »

Triple vitrage justifié
Façades nord, est ou exposées aux vents
Sur ces orientations, les apports solaires passifs sont limités : ce que le triple vitrage peut faire perdre en apports y pèse peu face à ce qu'il fait gagner en pertes.
À évaluer
Façade sud fortement exposée
Sur une façade sud sans protections solaires extérieures, l'écart de facteur g compte. À surface vitrée égale, les apports transmis sont proportionnels à g : passer d'un vitrage à g = 0,62 à un vitrage à g = 0,45 les réduit de 27 % (valeurs de g prises comme hypothèses). Si le bâtiment manque d'inertie thermique, la surchauffe d'été peut aussi être plus difficile à maîtriser. Évaluez le compromis Ug / g par orientation, sur la base d'un bilan PHPP.
À évaluer
Patrimoine classé ou inventorié
À Genève, les menuiseries des bâtiments protégés suivent un régime propre, avec ses exceptions et sa dérogation. Le détail est dans Fenêtres : ce qu'exigent les textes.
Triple vitrage et poids — un point pratique Un triple vitrage 4/16/4/16/4 mm compte 12 mm de verre. À 2,5 kg/m² par millimètre de verre, cela fait environ 30 kg/m² — contre 20 kg/m² pour un double 4/16/4. Une grande baie vitrée de 2 m² porte ainsi environ 60 kg de verre : ferrures, rails et parfois châssis se dimensionnent en conséquence. En rénovation, si vous conservez les dormants, faites vérifier leur capacité portante avant de spécifier du triple vitrage grand format.

Ce que Minergie, la RE2020 et le label BBC Effinergie demandent vraiment à une fenêtre — et ce que financent les aides — est traité à part : Fenêtres : ce qu'exigent les textes.

La position dans la paroi — plus déterminante que le vitrage choisi

C'est le point technique central de ce dossier, et il n'apparaît pas dans les catalogues de fabricants. Le Uw affiché est calculé selon l'EN ISO 10077-1 (ou mesuré en boîte chaude selon l'EN ISO 12567-1) sur la fenêtre seule, aux dimensions normalisées, sans paroi réelle autour. Ce chiffre dit ce que fait le produit. Il ne dit pas ce que fait la fenêtre une fois installée dans votre paroi.

La différence, c'est le ψinstallation — le coefficient linéique du pont thermique créé par la jonction entre la fenêtre et la paroi. Il dépend de deux paramètres : la position de la fenêtre dans l'épaisseur de la paroi, et l'isolation des tableaux. Tableau et embrasure désignent ici la même chose : le retour de paroi qui borde la baie sur tout son pourtour, entre le dormant de la fenêtre et le nu extérieur de la façade. Ce n'est ni le dormant, ni le vitrage, ni l'appui — c'est la maçonnerie elle-même, vue en coupe autour de la fenêtre. L'usage français courant réserve « tableau » aux deux retours verticaux ; ici, les deux mots sont interchangeables. Le RCI genevois, lui, emploie « embrasure » dans un autre sens à son art. 56A : l'ouvrage de menuiserie — vitrages, cadres de fenêtres, caissons de stores (voir Fenêtres : ce qu'exigent les textes).

Trois positions, trois niveaux de performance réelle

Position 1 — Dans le plan d'isolation (optimal)
ψinstallation de l'ordre de 0,03 W/(m·K)Passipedia, assurance qualité — ponts thermiques : rénovation d'un bâtiment des années 1930, fenêtres « comparables à une situation en neuf » : Ψa = 0,017 W/(mK) au raccord latéral, 0,030 à l'appui métallique.Passipedia (Passive House Institute) — Quality Assurance — Thermal bridgesconsulté le 2026-10-01 — pont thermique minimal
La fenêtre est posée dans le plan d'isolation thermique de la paroi. Avec une ITE (isolation thermique par l'extérieur) posée en même temps, c'est typiquement une pose en applique côté extérieur : la fenêtre est fixée devant le mur porteur, et non dans l'épaisseur de la maçonnerie (§ 04). Avec une isolation par l'intérieur, c'est le plan de l'isolant intérieur. Les tableaux sont couverts par le système d'isolation. Le ψinstallation est minimal : la performance installée se rapproche du Uw produit.
Position 2 — Milieu de paroi, tableau partiellement isolé
ψinstallation intermédiaire — à calculer sur le détail
La fenêtre est posée à mi-épaisseur de la paroi maçonnée, avec une isolation de tableau dont l'épaisseur est limitée par la profondeur disponible (panneau PUR ou laine minérale rigide). Le pont thermique de tableau est réduit mais non éliminé ; sa valeur dépend du détail réel et se calcule selon l'EN ISO 10211.
Position 3 — Retrait côté intérieur, tableau nu (à éviter)
ψinstallation élevé — sans valeur limite en rénovation
La fenêtre remplace l'ancienne menuiserie à la même position (côté intérieur du mur) sans isolation du tableau. C'est la pose la plus simple à mettre en œuvre en rénovation. Le tableau en maçonnerie (brique, béton) constitue un pont thermique continu autour du périmètre de la fenêtre. En construction neuve, la SIA 380/1 plafonne à 0,15 W/(m·K) le ψ d'un appui de fenêtre contre murEN-NE102 (avril 2023, base SIA 380/1:2016), tab. 4 : ψli = 0,15 W/(m·K), type 5 « appui de fenêtre contre mur », en neuf. Transformation (ch. 6.2) : pas de valeur limite des ponts thermiques en performances ponctuelles.Service de l'énergie et de l'environnement, canton de Neuchâtel — Aide à l'application EN-NE102 — Isolation thermique des bâtiments (SIA 380/1, édition 2016), édition avril 2023consulté le 2026-10-01. En transformation, elle ne fixe aucune valeur limite aux ponts thermiques en justification par performances ponctuelles. Calcul d'exemple sur la fenêtre de 1,2 × 1,4 m. Hypothèses : Uf = 1,0 pour les deux fenêtres et ψg = 0,06 (valeur tabulée) ; ψ de pose 0,15 pour la pose nue et 0,03 pour la pose dans le plan d'isolation. Un triple vitrage Ug = 0,55 posé ainsi passe de Uw = 0,81 à 1,27 W/(m²K) ; un double Ug = 0,9 posé dans le plan d'isolation passe de 1,09 à 1,18. Le triple vitrage finit moins bien placé.
5,2 m
pourtour d'une fenêtre de 1,2 × 1,4 m — longueur sur laquelle s'exprime ψinstallation
+0,78 W/K
déperdition pour ψinstallation = 0,15 — la valeur limite SIA 380/1 en neuf — sur ce pourtour : +0,46 W/(m²K) sur le Uw effectif
≠
Uw catalogue ≠ Uw posé : sur cette fenêtre, l'écart entre la pose nue et la pose dans le plan d'isolation atteint ≈ 0,37 W/(m²K) avec les hypothèses ci-dessus
EN ISO 14683
norme de calcul des coefficients linéiques ψ (ponts thermiques)EN ISO 14683:2017, « Ponts thermiques dans les bâtiments — Coefficient linéique de transmission thermique — Méthodes simplifiées et valeurs par défaut ». Millésime 2017 confirmé.NBN / Buildwise — NBN EN ISO 14683 — Ponts thermiques dans les bâtiments — Coefficient linéique de transmission thermique — Méthodes simplifiées et valeurs par défaut (ISO 14683:2017)2017 · consulté le 2026-09-02 — référence pour toute vérification de détail de jonction (version 2017 en vigueur)
Commander des fenêtres performantes et les poser en tableau non isolé, c'est laisser la pose reprendre une part de la performance payée. La position se valide avant la commande, pas après.
Sur un immeuble entier, le poste se voit Calcul d'exemple : sur un immeuble de 30 fenêtres totalisant 150 m de pourtour, passer d'un ψinstallation de 0,15 à 0,03 W/(m·K) retire 18 W/K de déperditions, en continu sur toute la saison de chauffe. Le calcul SIA 380/1 intègre les ponts thermiques linéiques : un ψinstallation élevé sur l'ensemble des fenêtres pèse dans le bilan global du bâtiment. C'est un poste qui se joue au moment de prescrire la pose, avant la commande. Ce que ce bilan décide à Genève — le standard HPE — est expliqué dans Fenêtres : ce qu'exigent les textes.

Pose en applique — préparer la façade de demain sans bloquer le chantier d'aujourd'hui

La pose en applique consiste à fixer la fenêtre devant le mur porteur — en saillie côté extérieur — plutôt que dans l'épaisseur de la maçonnerie. La fenêtre est ainsi placée dans le plan d'isolation prévu (actuel ou futur), et les tableaux sont couverts par le système d'isolation. C'est la configuration logique quand l'ITE est posée en même temps ; c'est aussi une position à considérer quand l'ITE est envisagée à moyen terme mais pas encore décidée.

Pourquoi la pose en applique est la bonne décision en rénovation partielle

Remplacer les fenêtres à l'ancienne position (côté intérieur du mur) en prévoyant une ITE future crée un problème de raccordement difficile à résoudre. Quand l'ITE sera posée, les tableaux seront trop courts pour couvrir la profondeur totale de la paroi plus l'isolant. Soit on allonge les tableaux avec des pièces rapportées (pont thermique maintenu, travail de finition lourd), soit on laisse les tableaux nus (pont thermique et risque de condensation). Les fenêtres neuves installées à l'ancienne position deviennent un frein à la rénovation totale de façade.

Avec une pose en applique dès le remplacement des menuiseries, la fenêtre est déjà à la bonne position pour l'ITE future. L'ITE se raccorde proprement au nu extérieur du dormant. Aucun travail de tableau complémentaire n'est nécessaire. Le ψinstallation bas de la position 1 (de l'ordre de 0,03 W/(m·K)) suppose toutefois que l'isolant recouvre le dormant. Tant que l'ITE n'est pas posée, la jonction reste un pont thermique à traiter provisoirement : le gain n'est acquis qu'une fois la façade isolée.

Les conditions techniques de la pose en applique

Technique
Console de fixation
La fenêtre en applique est fixée au mur porteur via des consoles métalliques (inox ou aluminium anodisé, à rupture thermique si possible). La fixation doit reprendre les charges permanentes (poids du vitrage) et les charges variables (vent, manœuvre). Dimensionnement selon EN 1991-1-4 pour les zones venteusesNF EN 1991-1-4, Eurocode 1 partie 1-4 : « donne les bases pour l'évaluation de l'action du vent sur les structures des bâtiments et des ouvrages de génie civil ». À compléter par l'annexe nationale.AFNOR Éditions — NF EN 1991-1-4 — Eurocode 1 : actions sur les structures — Partie 1-4 : actions générales, actions du vent2005-11 · consulté le 2026-09-02. Des systèmes de console thermocoupée existent et réduisent le pont thermique propre de la fixation.
Technique
Étanchéité à l'air et à l'eau
La jonction dormant/mur doit être étanche à l'air côté intérieur (bande adhésive d'étanchéité à l'air ou mastic acrylique) et étanche à l'eau avec drainage côté extérieur (joint précomprimé imprégné à mémoire de forme ou bande EPDM). Le principe : étanche à l'air côté intérieur, isolant au centre, protégé de la pluie et ouvert à la diffusion côté extérieur. En rénovation, ce détail est parfois sacrifié à la vitesse d'exécution, et c'est une cause d'infiltrations sur les fenêtres rénovées.
Attention
Aspect visuel et acceptation
Une fenêtre en applique sur un mur nu (avant ITE) est visuellement saillante — elle peut surprendre le maître d'ouvrage ou les locataires si elle n'a pas été anticipée et expliquée. Plus la saillie est importante — pour anticiper une ITE épaisse —, plus elle doit être présentée et validée dans le dossier de projet.
Attention
Gabarit et distances aux limites
À Genève, la LCI traite à part l'épaisseur d'une isolation périphérique. Le texte, sa réserve et l'office à consulter sont dans Fenêtres : ce qu'exigent les textes.

Isoler les tableaux — les solutions, et le signal d'alarme

Une fenêtre et son tableau isolé forment une seule prestation. Voici les solutions courantes, comparées à résistance thermique égale, puis le signal qui trahit un tableau resté nu.

Isolation des tableaux — les solutions techniques courantes

Solution Épaisseur pour R = 1 m²K/W λ déclaré (fiche fabricant) Applicabilité
Panneau PUR/PIR rigide 2,2 cm 0,022 W/(m·K) — swisspor PIR Aluswisspor, fiche produit PIR Alu : panneau PIR à double parement aluminium, λD = 0,022 W/(m·K). Valeur de fabricant.swisspor — PIR Alu — fiche produit (fiche fabricant)consulté le 2026-10-01 λ le plus bas des trois : utile quand la profondeur de tableau est contrainte. Finition plâtrier ou tableau PVC.
Panneau EPS graphité (λ 031) 3,1 cm 0,031 W/(m·K) — swisspor LAMBDA universel 031swisspor, fiche produit LAMBDA universel 031 : panneau en EPS graphité « à usage universel », λD = 0,031 W/(m·K) selon SIA 279. Valeur de fabricant.swisspor — LAMBDA universel 031 — fiche produit (fiche fabricant)consulté le 2026-10-01 Isolant « à usage universel » selon son fabricant.
Laine minérale rigide 3,5 cm 0,035 W/(m·K) — Rockwool RockfaçadeRockwool France, fiche produit Rockfaçade (06/2026) : laine de roche pour ITE sous bardage ventilé, λD = 0,035 W/(m·K), réaction au feu A1. Valeur de fabricant.Rockwool France — Rockfaçade — fiche produit (fiche fabricant)2026-06 · consulté le 2026-10-01 Incombustible (classe A1 sur la fiche citée). Plus épaisse que le PUR pour une même résistance thermique.
Tableau PVC ou aluminium sans isolation — Pont thermique maintenu Ne constitue pas une isolation de tableau. Le pont thermique de maçonnerie reste actif : ψinstallation inchangé, risque de condensation maintenu.

Épaisseurs calculées pour une même résistance thermique R = 1 m²K/W (d = R × λ), pour comparer les matériaux entre eux, et non épaisseurs à mettre en œuvre. λ : valeurs déclarées des fiches fabricants citées. Le ψinstallation obtenu se calcule sur le détail de jonction réel (EN ISO 10211).

Condensation sur les embrasures — le signal d'alarme

Des traces de condensation sur les tableaux (embrasures) après remplacement des fenêtres ne signalent pas un produit défectueux : elles signalent un pont thermique de tableau non traité. La condensation se forme là où la surface intérieure descend sous le point de rosée de l'air intérieur — environ 12 °C pour un air à 20 °C et 60 % d'humidité relative (formule de Magnus). Un tableau en maçonnerie non isolé peut descendre sous ce seuil en hiver, et les moisissures suivent l'humidité. C'est le scénario inverse de ce qu'on attendait en remplaçant les fenêtres.

À Genève, le RCI art. 56A porte un titre qui parle d'embrasures. Ce qu'il impose vraiment, alinéa par alinéa, et ce que prévoient les autres cantons romands et la France voisine : Fenêtres : ce qu'exigent les textes.

L'erreur classique : commander les fenêtres avant d'avoir décidé la façade

C'est une erreur que l'on rencontre sur le terrain en rénovation résidentielle genevoise et romande, et elle est difficile à corriger après coup. Des fenêtres neuves posées à la mauvaise position créent des contraintes pour toute leur durée de vie.

Pourquoi cette erreur se produit

Cause
Les fenêtres dégradées se remarquent
Condensation, courants d'air, vitrages opaques en hiver : les fenêtres dégradées sont perçues immédiatement par les occupants, qui demandent leur remplacement. Le maître d'ouvrage commande les fenêtres sans bilan énergétique préalable — parfois sans savoir qu'une ITE serait pertinente.
Cause
Le devis de fenêtres est facile à obtenir
Un devis de fenêtres s'obtient vite ; un CECB® Plus demande davantage de temps. Le CECB est le certificat énergétique cantonal des bâtiments, une note calculée à partir du bâtiment et non une consommation relevée. La décision peut suivre le devis le plus rapide plutôt que l'analyse la plus complète. Sans AMO (assistance à maîtrise d'ouvrage : le mandataire qui conseille le maître d'ouvrage sans exécuter les travaux) ni bureau d'études mandaté en amont, le maître d'ouvrage avance avec les informations disponibles, qui sont alors celles des fournisseurs.
Cause
Décision fragmentée (gestionnaire technique vs régie vs propriétaire)
Dans un immeuble locatif, le propriétaire ou la régie prend la décision de fenêtres sur signal de maintenance. La décision stratégique (ITE, HPE, Minergie) relève d'un autre niveau décisionnel — par exemple un organe délibérant (assemblée de copropriétaires, conseil de fondation) avec un cycle de décision plus long. Les décisions opérationnelles précèdent les décisions stratégiques, créant des faits accomplis coûteux.
Cause
Méconnaissance du problème de la position
Les artisans menuisiers posent les fenêtres à la position de l'ancienne — c'est leur métier, pas leur rôle de prescrire la stratégie façade. Sans indication contraire du bureau d'études, la fenêtre est posée à la même profondeur. La pose en applique est techniquement plus complexe ; sans prescription, rien ne pousse l'entreprise à la proposer.

L'ordre recommandé des décisions

Étape 1 — Diagnostic global avant toute décision
CECB ou bilan PHPP — définir la trajectoire
À Genève, le CECB® et le CECB® Plus doivent être fournis pour obtenir la décision de subventionGEnergie, conditions de la mesure M-10 : « Le certificat CECB® et le CECB® Plus doivent être fournis pour obtenir la décision de subvention ».GEnergie, OCEN, République et canton de Genève — Amélioration de la classe CECB® pour l'enveloppe et pour l'efficacité énergétique globale — mesure M-10consulté le 2026-09-02 sur la mesure M-10, celle qui récompense le gain de classes. Le CECB donne les classes actuelles et l'écart à combler. Un bilan PHPP (si objectif Minergie-P ou EnerPHit) permet de simuler l'impact des différentes mesures dans leur ordre et leur combinaison. Une erreur de position, elle, se paie sur toute la vie de la fenêtre, en surconsommation et en travaux correctifs.
Étape 2 — Décision façade (ITE oui/non, amplitude, délai)
La stratégie façade conditionne la position des fenêtres
Trois scénarios conditionnent la position des fenêtres : (A) ITE immédiate — fenêtres dans le plan d'isolation, pose simultanée. (B) ITE envisagée plus tard — fenêtres en applique préfigurée, console et seuil dimensionnés pour l'épaisseur d'isolant future, tableaux accessibles pour raccordement futur. (C) Pas d'ITE prévue — isolation intérieure ou aucune isolation de paroi : fenêtres au milieu de la paroi avec isolation de tableau maximale. Le scénario (B) est le plus délicat car il requiert une décision sur l'avenir probable de la façade — décision que le maître d'ouvrage doit prendre consciemment, pas par défaut.
Étape 3 — Spécification technique des fenêtres selon position
Uw cible, Ug, ψg, tableau, console — cahier des charges complet
Une fois la position définie, le cahier des charges devient précis. Il fixe le Uw produit cible, calculé à rebours depuis le Uw posé visé et le ψinstallation attendu. Il fixe aussi les Ug et ψg minimaux, le système de tableau, le type de console en cas d'applique et le détail d'étanchéité (étanche à l'air à l'intérieur, ouvert à la diffusion à l'extérieur). Le devis de l'entreprise de menuiserie répond à ce cahier des charges — pas l'inverse.
Étape 4 — Commande et pose coordonnée
Menuiseries, tableaux et façade : une seule séquence de chantier
Le remplacement des menuiseries et l'isolation des tableaux sont réalisés par la même entreprise ou dans la même tranche de travaux. En cas de pose en applique avec ITE simultanée, l'entreprise d'isolation est présente pour le raccordement. La réception des travaux inclut une vérification des détails de jonction. Si l'objectif est Minergie, la mesure d'étanchéité à l'air (test Blower Door, l'essai de pressurisation de l'enveloppe) est à confier à un prestataire spécialisé. Pas de fenêtre posée sans son tableau isolé — les deux constituent une seule prestation.
Étape 5 — Dossier et subventions
Un dossier documenté pendant le chantier
Documenter la pose en cours de chantier (photos, détails de jonction) est plus simple qu'après coup, et utile si un dossier le demande. Guichets, mesures et conditions, à Genève comme en France voisine : Fenêtres : ce qu'exigent les textes, § 05.

Ce que demandent les professionnels et les maîtres d'ouvrage

Pourquoi le fabricant ne mentionne-t-il pas le ψinstallation dans son devis ?

Parce que le ψinstallation dépend de la paroi dans laquelle la fenêtre est posée — le fabricant ne connaît pas votre paroi. La norme EN ISO 14683:2017 publie des valeurs tabulées par type de jonctionEN ISO 14683:2017 : « méthodes simplifiées pour déterminer les flux thermiques à travers les ponts thermiques linéaires aux jonctions de parois de bâtiments », avec valeurs par défaut tabulées.NBN / Buildwise — NBN EN ISO 14683 — Ponts thermiques dans les bâtiments — Coefficient linéique de transmission thermique — Méthodes simplifiées et valeurs par défaut (ISO 14683:2017)2017 · consulté le 2026-09-02 selon la géométrie de la jonction et la position de l'isolant. Ce sont des valeurs par défaut : elles donnent un ordre de grandeur sans simulation numérique, pas la valeur du détail réel, qui se calcule selon l'EN ISO 10211. C'est la responsabilité du bureau d'études ou du prescripteur d'intégrer ce paramètre dans le cahier des charges — et de vérifier que l'entreprise de pose respecte le détail prescrit.

Que faire si les fenêtres ont déjà été remplacées à la mauvaise position ?

Deux options selon la configuration. (1) Si l'ITE est prévue : l'entreprise d'isolation peut poser l'isolant jusqu'au nu extérieur du dormant et habiller les tableaux depuis l'extérieur — le pont thermique est partiellement corrigé, même si la fenêtre n'est pas dans le plan d'isolation. Le résultat n'est pas aussi propre qu'une pose en applique, mais l'amélioration est réelle. (2) Si pas d'ITE prévue : isolation des tableaux par l'intérieur, panneau isolant collé sur le tableau maçonné, de l'épaisseur que permet la profondeur disponible, finition plâtrier. Le ψinstallation ne sera pas optimal, mais le risque de condensation et de moisissures diminue. Dans les deux cas, la correction se décide sur une lecture du bâtiment et de son détail de jonction réel, pas sur un catalogue.

Les fenêtres en bois triple vitrage tiennent-elles aussi bien que le PVC dans le climat genevois ?

La durabilité d'un châssis bois dépend surtout de son entretien : les faces exposées demandent une peinture ou une lasure à la fréquence indiquée par le fabricant. Côté isolation, l'avantage du bois en Uf n'est pas acquis d'office : un profil bois massif IV 78 se calcule autour de Uf ≈ 1,3 W/(m²K)iBAT-Fachinformation du 22.06.2010 : calcul numérique (EN ISO 10077-2), profil bois IV 78 : Uf = 1,3 W/(m²K) à 500 kg/m³, 1,6 à 700 kg/m³ ; IV 68 : 1,4 et 1,8.iBAT, Instituts-Gesellschaft für Betriebs- und Arbeitstechnik des Tischlerhandwerks (Hanovre) — iBAT-Fachinformation 2010-06-22 — Ermittlung des Wärmedurchgangskoeffizienten für Holzfenster und Fenstertüren (Uw-Wert)2010-06-22 · consulté le 2026-10-01 en résineux léger et 1,6 en bois dense. Ces valeurs sortent d'un calcul numérique selon l'EN ISO 10077-2, à 500 et 700 kg/m³. Les Uf inférieurs à 1,0 demandent des profils à âme isolante ou plus épais — à vérifier sur la fiche du fabricant. Les châssis bois-alu combinent bois côté intérieur et aluminium côté extérieur, qui réduit l'entretien.

Ce qu'il faut retenir, et dans quel ordre agir

  1. Posez la question de la façade avant tout devis. « Isolerez-vous par l'extérieur dans cinq à dix ans ? » Un « on ne sait pas encore » plaide déjà pour la pose en applique.
  2. Faites établir le diagnostic d'abord. CECB ou CECB Plus à Genève, bilan PHPP si l'objectif est Minergie-P ou EnerPHit : la trajectoire précède le produit.
  3. Spécifiez la position, puis le produit. Le Uw à commander se calcule à rebours, depuis le Uw posé visé et le ψinstallation attendu de la jonction.
  4. N'achetez pas une fenêtre sans son tableau isolé. Les deux forment une seule prestation ; un tableau nu expose à la condensation et aux moisissures.
  5. Documentez la pose pendant le chantier. Photos et détails de jonction : utiles si un dossier de subvention les demande, et difficiles à reconstituer après coup.

GenèveRCI art. 56A, HPE, LCI art. 114A, subvention M-10 : la lecture article par article est dans Fenêtres : ce qu'exigent les textes.

SuisseValeur limite Uw ≤ 1,0 W/(m²K) contre l'extérieur, en construction neuve comme en rénovation (SIA 380/1:2016, MoPEC 2014).

France voisineLabel BBC Effinergie Rénovation, DTU 36.5 et MaPrimeRénov' : les conditions sont dans le même dossier, § 04 et § 05.

Sources et références (20)

Chaque chiffre et chaque affirmation de ce dossier renvoie à sa source. Survolez ou touchez un appel de note pour l'afficher.

  1. NBN / Buildwise — NBN EN ISO 10077-1 — Performance thermique des fenêtres, portes et fermetures — Calcul du coefficient de transmission thermique — Partie 1 : Généralités (ISO 10077-1:2017) (2017 · consulté le 2026-09-02)
    EN ISO 10077-1:2017, « Performance thermique des fenêtres, portes et fermetures — Calcul du coefficient de transmission thermique — Partie 1 : Généralités ». Millésime 2017 confirmé.
  2. Passipedia (Passive House Institute) — Types of glazing and their specific values (consulté le 2026-10-01)
    Passipedia, « Types of glazing and their specific values » : triple vitrage, une couche low-e par lame et gaz inerte (« usually Argon ») : « U-values between 0.5 and 0.8 W/(m²K) ».
  3. iBAT, Instituts-Gesellschaft für Betriebs- und Arbeitstechnik des Tischlerhandwerks (Hanovre) — iBAT-Fachinformation 2010-06-22 — Ermittlung des Wärmedurchgangskoeffizienten für Holzfenster und Fenstertüren (Uw-Wert) (2010-06-22 · consulté le 2026-10-01)
    iBAT-Fachinformation du 22.06.2010 : calcul numérique (EN ISO 10077-2), profil bois IV 78 : Uf = 1,3 W/(m²K) à 500 kg/m³, 1,6 à 700 kg/m³ ; IV 68 : 1,4 et 1,8.
  4. Bundesverband Flachglas e.V. — BF-Merkblatt 004/2008, Änderungsindex 4 — Kompass « Warme Kante » für Fenster (copie hébergée par un revendeur) (2017-03 · consulté le 2026-10-01)
    BF-Merkblatt 004/2008, indice 4 (03/2017) : bord chaud si Σ(d·λ) ≤ 0,007 W/K (EN ISO 10077-1, annexe E ; EN ISO 12631, annexe B). λ en W/(m·K) : aluminium 160, acier 50, inox 17, plastiques 0,17–0,4.
  5. Bundesverband Flachglas e.V. / Technoform Glass Insulation — Data sheet Psi values for windows, n° W39 — Technoform Spacer SP18 (fiche fabricant) (2025-06 · consulté le 2026-10-01)
    Fiche BF W39, Technoform SP18 (rév. 3, 06/2025), fabricant : ψ représentatifs 0,038 à 0,050 W/(m·K) selon le cadre (bois, PVC, bois-métal, métal), en double Ug 1,1 et en triple Ug 0,7.
  6. iBAT, Instituts-Gesellschaft für Betriebs- und Arbeitstechnik des Tischlerhandwerks (Hanovre) — iBAT-Fachinformation 2010-06-22 — Ermittlung des Wärmedurchgangskoeffizienten für Holzfenster und Fenstertüren (Uw-Wert), reproduit DIN EN ISO 10077-1:2006, tab. E.2 (2010-06-22 · consulté le 2026-10-01)
    EN ISO 10077-1, ψg par défaut (éd. 2006, tab. E.2 ; annexe G en 2017), cadre bois/PVC, vitrage à couche : 0,08 alu ou acier non inox, 0,06 bord chaud. 0,08 × 4,6 m (lg) / 1,68 m² = +0,22 W/(m²K).
  7. Passive House Institute (miroir lisible : Passive House New Zealand) — Criteria for Buildings — Passive House, EnerPHit, PHI Low Energy Building, version 10c (2023-01 · consulté le 2026-09-04)
    Critères PHI v10c, tableau 2 (méthode EnerPHit par composants), zone tempérée fraîche : « Ug − g*1.6 ≤ 0 ». La note 5 le réserve aux bâtiments dont le besoin de chauffage dépasse 15 kWh/(m²a).
  8. Passive House Institute — Information, Criteria and Algorithms for Certified Passive House Components: Transparent Building Components, version 5.6 (2025-04-01 · consulté le 2026-09-04)
    Composants transparents PHI, v5.6 du 01.04.2025, tableau 1, zone 3 : U du composant 0,80 W/(m²K), U posé 0,85. Le tableau 2 des critères bâtiments v10c donne le même 0,85 posé comme cible EnerPHit.
  9. Service de l'énergie et de l'environnement, canton de Neuchâtel — Aide à l'application EN-NE102 — Isolation thermique des bâtiments (SIA 380/1, édition 2016), tableaux 2, 3 et 5 (consulté le 2026-09-02)
    SIA 380/1:2016 et MoPEC 2014, exigences par élément de construction : fenêtres et portes vitrées contre l'extérieur, 1,0 W/(m²K) en construction neuve comme en transformation. La page annonçait 1,3.
  10. Passive House Institute — Information, Criteria and Algorithms for Certified Passive House Components: Transparent Building Components, version 5.6 (2025-04-01 · consulté le 2026-09-02)
    Critères des composants transparents : « Minimum temperature of volume enclosing surfaces: |θsi – θop| ≤ 4.2 K », température opérative de référence 22 °C, soit une surface intérieure ≥ 17,8 °C.
  11. Passipedia (Passive House Institute) — Quality Assurance — Thermal bridges (consulté le 2026-10-01)
    Passipedia, assurance qualité — ponts thermiques : rénovation d'un bâtiment des années 1930, fenêtres « comparables à une situation en neuf » : Ψa = 0,017 W/(mK) au raccord latéral, 0,030 à l'appui métallique.
  12. Service de l'énergie et de l'environnement, canton de Neuchâtel — Aide à l'application EN-NE102 — Isolation thermique des bâtiments (SIA 380/1, édition 2016), édition avril 2023 (consulté le 2026-10-01)
    EN-NE102 (avril 2023, base SIA 380/1:2016), tab. 4 : ψli = 0,15 W/(m·K), type 5 « appui de fenêtre contre mur », en neuf. Transformation (ch. 6.2) : pas de valeur limite des ponts thermiques en performances ponctuelles.
  13. NBN / Buildwise — NBN EN ISO 14683 — Ponts thermiques dans les bâtiments — Coefficient linéique de transmission thermique — Méthodes simplifiées et valeurs par défaut (ISO 14683:2017) (2017 · consulté le 2026-09-02)
    EN ISO 14683:2017, « Ponts thermiques dans les bâtiments — Coefficient linéique de transmission thermique — Méthodes simplifiées et valeurs par défaut ». Millésime 2017 confirmé.
  14. AFNOR Éditions — NF EN 1991-1-4 — Eurocode 1 : actions sur les structures — Partie 1-4 : actions générales, actions du vent (2005-11 · consulté le 2026-09-02)
    NF EN 1991-1-4, Eurocode 1 partie 1-4 : « donne les bases pour l'évaluation de l'action du vent sur les structures des bâtiments et des ouvrages de génie civil ». À compléter par l'annexe nationale.
  15. swisspor — PIR Alu — fiche produit (fiche fabricant) (consulté le 2026-10-01)
    swisspor, fiche produit PIR Alu : panneau PIR à double parement aluminium, λD = 0,022 W/(m·K). Valeur de fabricant.
  16. swisspor — LAMBDA universel 031 — fiche produit (fiche fabricant) (consulté le 2026-10-01)
    swisspor, fiche produit LAMBDA universel 031 : panneau en EPS graphité « à usage universel », λD = 0,031 W/(m·K) selon SIA 279. Valeur de fabricant.
  17. Rockwool France — Rockfaçade — fiche produit (fiche fabricant) (2026-06 · consulté le 2026-10-01)
    Rockwool France, fiche produit Rockfaçade (06/2026) : laine de roche pour ITE sous bardage ventilé, λD = 0,035 W/(m·K), réaction au feu A1. Valeur de fabricant.
  18. GEnergie, OCEN, République et canton de Genève — Amélioration de la classe CECB® pour l'enveloppe et pour l'efficacité énergétique globale — mesure M-10 (consulté le 2026-09-02)
    GEnergie, conditions de la mesure M-10 : « Le certificat CECB® et le CECB® Plus doivent être fournis pour obtenir la décision de subvention ».
  19. NBN / Buildwise — NBN EN ISO 14683 — Ponts thermiques dans les bâtiments — Coefficient linéique de transmission thermique — Méthodes simplifiées et valeurs par défaut (ISO 14683:2017) (2017 · consulté le 2026-09-02)
    EN ISO 14683:2017 : « méthodes simplifiées pour déterminer les flux thermiques à travers les ponts thermiques linéaires aux jonctions de parois de bâtiments », avec valeurs par défaut tabulées.
  20. iBAT, Instituts-Gesellschaft für Betriebs- und Arbeitstechnik des Tischlerhandwerks (Hanovre) — iBAT-Fachinformation 2010-06-22 — Ermittlung des Wärmedurchgangskoeffizienten für Holzfenster und Fenstertüren (Uw-Wert) (2010-06-22 · consulté le 2026-10-01)
    iBAT-Fachinformation du 22.06.2010 : calcul numérique (EN ISO 10077-2), profil bois IV 78 : Uf = 1,3 W/(m²K) à 500 kg/m³, 1,6 à 700 kg/m³ ; IV 68 : 1,4 et 1,8.

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